Le texte, adopté aujourd’hui par les 27, comporte un seul engagement ferme de la part de l’Union Européenne. Cet engagement, qui consiste à réduire les émissions européennes de 20% d’ici à 2020 par rapport à 1990, se traduirait, par rapport à aujourd’hui, par une baisse d’environ 12%. Si l’on tient compte du fait que les deux tiers de cette réduction pourront se faire via des mécanismes de compensation carbone - c’est à dire l’achat de crédits carbone sur le marché international - c’est une diminurtion de seulement 4% de ses émissions sur son territoire que s’est engagée l’UE. C’est insuffisant pour faire avancer les négociations internationales. C’est insuffisant pour faire du compromis d’aujourd’hui un compromis historique
décembre
2008
France - Poznan, le 12 décembre - Le Réseau Action Climat, Greenpeace, WWF et les Amis de la Terre dénoncent le compromis négocié aujourd’hui par les chefs d’Etat européens sur le paquet énergie-climat.
Les ONG environnementales considèrent que l’accord sur la réduction des émissions dans les secteurs non industriels (habitat, transport, agriculture…) est en totale contradiction avec l’objectif de long terme de l’Europe de limiter le réchauffement global bien en deçà de 2°C : les Chefs d’Etat sont restés très ambigus sur l’objectif de 30% de réduction des émissions européennes pour 2020, objectif pourtant annoncé en grande pompe l’année dernière. L’accord négocié aujourd’hui prévoit que plus de deux tiers des réductions pourront se faire hors du territoire européen, par de la compensation carbone. Les leaders européens ont également refusé d’introduire un système de sanctions efficace (notamment des amendes), lacune fondamentale, qui n’incite pas les gouvernements à respecter leurs engagements.
