Paris, le 19 Décembre. Le WWF-France comme les autres ONG participant au Grenelle a été reçue aujourd’hui par le Président de la République pour une explication concernant entre autres l’adoption du Paquet Energie Climat. Le WWF-France par la voix de son directeur général, Serge Orru, a réaffirmé que le compromis n’était pas satisfaisant en terme d’ambition environnementale et qu’il obligeait la France à accélérer pour incarner l’exemplarité européenne lors des négociations de Copenhague

 

 

Face à la récession économique et la réalité climatique, l’économie décarbonée est la seule alternative politique possible

En 2009, la France va rentrer clairement en récession avec des prévisions de destruction d’emplois importantes. Les choix qui seront faits dans les mois à venir autour de l’application du Grenelle seront donc décisifs pour la suite du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le Grenelle a débuté sur cette voie mais c’est encore insuffisant. Il s’agit maintenant de faire le pari de l’économie de demain en donnant à la France un objectif de réduction de 30% des gaz à effet de serre d’ici 2020 sur le territoire national sachant que cet objectif créera 684 000 emplois nets soit 200 000 emplois nouveaux de plus que ce que prévoit, au mieux, le Grenelle de l’environnement. Si l’on souhaite se tourner vers le 21ème siècle, les plans de relance doivent être nettement « reverdis. », notamment sur la prime à la casse et les programmes de construction de logements sociaux et de l’ANRU.

 

La France doit incarner l’économie du 21ème siècle.

Le WWF-France rappelle qu’au-delà de la réussite de la négociation de Copenhague, qui est impérative, la France a quelques années pour devenir ou non le leader mondial de la lutte contre le changement climatique. C’est l’ambition que notre pays doit porter, y compris face aux Etats-Unis. « Dans le passé quand la France a décidé de devenir leader mondial dans un domaine industriel, je pense au TGV ou à Airbus par exemple, elle a su le faire. Il faut porter la même ambition et mettre des moyens identiques pour la croissance écologique du 21ème siècle. C’est bien d’investissements publics structurants supplémentaires dont la lutte contre le changement climatique a besoin. Le premier plan de relance a été réalisé pour sauver les emplois d’hier. Il y aura sans doute besoin dans les mois à venir d’un second plan de relance, nous souhaitons qu’il se concentre sur les objectifs environnementaux pour nous permettre d’atteindre des objectifs encore plus ambitieux et de créer les emplois de demain » a déclaré Serge Orru à l’issue de cette réunion.