Le groupe « PAC 2013 », qui rassemble des organisations agricoles et rurales, d’environnement, de solidarité internationale et de développement durable, dont le WWF-France, a rencontré cette semaine le Commissaire européen à l’agriculture et au développement rural, Dacian Cioloş. Notre groupe l’a félicité d’avoir lancé un grand débat européen sur l’avenir de la Politique agricole commune (PAC) après 2013 et d’y associer la société civile, dans un dialogue franc et constructif. Compte tenu des impacts négatifs de l’actuelle PAC sur l’environnement, l’emploi et les pays du Sud, il est en effet impératif que la future PAC réponde aux attentes de l’ensemble de la société.

Nous avons attiré l’attention du Commissaire Cioloş sur l’importance de remettre l’emploi et l’environnement au coeur d’une future PAC qui reste commune, tout en insistant sur une meilleure articulation entre les politiques sectorielles de l’UE (environnement, commerce, climat, développement). Il est temps, en effet, de mettre un terme aux incohérences entre des politiques, européennes et nationales, ce qui favoriserait une meilleure utilisation des fonds publics.

Alors que dans de nombreux pays de l’Union européenne, notamment en France, l’environnement est qualifié de « contrainte », nous saluons la volonté du Commissaire de faire de la qualité et de l’environnement des facteurs de compétitivité déterminants pour l’avenir de l’agriculture européenne. Nous soutenons le principe de « compétitivité économique, environnementale et sociale » défendu par le Commissaire européen : les performances des dizaines de milliers d’agriculteurs français pratiquant une agriculture durable ont déjà fait la preuve de sa pertinence*.

Nous nous félicitons également de l’engagement du Commissaire Cioloş de valoriser la diversité des agricultures européennes, et de soutenir les agricultures durables et innovantes. Alors qu’en Europe, le nombre d’actifs agricoles a diminué de 25% en dix ans, cette démarche en faveur d’une agriculture pourvoyeuse d’emplois et respectueuse de l’environnement est seule à même de re-légitimer la prochaine Politique agricole commune.