Vu la manière dont est parfois présenté le Paquet Energie-Climat de l’Union européenne, on pourrait croire qu’il s’agit de la législation climatique la plus ambitieuse jamais élaborée dans le monde. En d’autres termes, une sorte de nec plus ultra alliant habilement lutte contre les dérèglements climatiques et recherche de l’indépendance énergétique pour le continent. Or l’on est légitimement en droit de se demander si cette dernière description correspond réellement à la réalité.
décembre
2008
« Le paquet Energie Climat à Poznan : Que va en penser le monde ? Les points de vue de la Chine et des Etats-Unis », tel était le thème du déjeuner-débat que le WWF a organisé le 3 décembre au Parlement européen, permettant ainsi, à la veille de la discussion en plénière sur ce sujet et du Conseil des ministres des 27, de faire entendre aux parlementaires européens les attentes de la Chine et des Etats-Unis à l’égard de l’Europe.
Deux intervenants chinois et américain ont ainsi rappelé aux parlementaires européens l’importance cruciale d’un paquet Energie Climat fort pour faire avancer les négociations internationales qui se tiennent actuellement, dans le cadre des Nations Unies, à Poznan et auxquelles ils participent.
Le WWF, lui, a exhorté les députés européens à ne pas céder face au Conseil en affaiblissant davantage un projet de législation déjà amputé de son aspect « pionnier » par l’opposition féroce de certains Etats membres de l’Union.
décembre
2008
A l’heure où la crise financière est en train de faire basculer les économies de l’Union européenne dans la récession, la tentation est grande pour les décideurs d’adopter un Paquet Energie-Climat minimaliste au nom de la défense de l’emploi en Europe. Ces atermoiements à l’échelle communautaire s’ajoutent, en France, au manque de visibilité des mesures adoptées dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Un nouveau rapport commandité par le WWF-France évalue à près de 700 000 le nombre d’emplois nets créés en France d’ici 2020, dans l’hypothèse d’une réduction des émissions internes de 30 %. Alors, qu’est-ce qu’on attend ?
décembre
2008
Du 1er au 12 décembre ont lieu à Poznan les négociations sur le Climat. L’Europe y est attendue au tournant. En effet, les chefs d’Etat des 27 s’étaient fixés en mars dernier un objectif de réduction de 30% des émissions européennes de CO2 d’ici à 2020. Cet objectif ambitieux est indispensable si l’on veut échapper à un réchauffement global supérieur à 2°C d’ici à 2100.
Or, dans le contexte actuel de crise économique, certains Etats membres sont en train de revoir leur copie à la baisse, préférant se borner à des logiques de court terme au lieu de répondre aux défis qui se posent à long terme. Ainsi, la Pologne, l’Allemagne et l’Italie se placent en tête de la fronde lancée contre un paquet Energie Climat ambitieux.
Pourtant, les arguments des détracteurs du paquet ne tiennent pas la route…
décembre
2008
Dans une lettre ouverte adressée le 24 novembre au Président en exercice de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy, les ONG françaises et européennes ont fait part de leurs positions minimales pour que le paquet Energie Climat ait encore un sens. En effet, les négociations en cours, conduites par la France, sont en train d’affaiblir considérablement le texte initial, notamment en raison de l’opposition de la Pologne, de l’Allemagne et de l’Italie.
décembre
2008
Enfin une bonne nouvelle pour réchauffer l’atmosphère poznanienne quelque peu rafraîchie par… la météorologie, et surtout par le manque d’ambition patent des décideurs européens ! Lundi, la Commission indépendante sur le changement climatique (CCC) du Royaume-Uni, organe chargé de conseiller le gouvernement sur le thème du changement climatique, a rendu publiques ses recommandations sur les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Or le chiffre annoncé rompt clairement avec les objectifs avancés jusqu’ici par l’Union européenne : pas moins de 42 % de réduction des émissions d’ici 2020, et de plus, il s’agit là d’un objectif de réductions internes, c’est-à-dire avec un recours très limité aux fameux crédits carbone provenant des pays en développement.
novembre
2008
L’Union européenne n’échappe pas à l’intérêt croissant porté à l’Arctique. Quelques jours après la tenue d’une conférence internationale sur l’Arctique, co-organisée par la présidence française de l’Union européenne et la Principauté de Monaco, la Commission européenne publie une communication sur le sujet.
novembre
2008
L’Union européenne ne tarit guère d’éloges sur son propre compte en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, compris entre 20 et 30 % par rapport à 1990, lui permettrait ainsi d’assumer la part de l’effort international qui lui revient au titre de l’équité entre les pays. La publication du rapport du WWF-France « CO2 : vers quelle équité en 2020 » révèle malheureusement une réalité beaucoup moins glorieuse.
novembre
2008
Damien Demailly, chargé du programme Climat/Energie au WWF-France, revient sur la possibilité de report l’adoption du paquet Energie Climat et démontre que la lutte contre les dérèglements climatiques peut-être le moteur principal d’une reprise d’une activité économique créatrice d’emploi.
novembre
2008
Certains Etats membres de l’Union européenne, au premier rang desquels la Pologne, s’inquiètent fortement de la mise aux enchères des permis d’émission, qui, selon eux, aboutira à une hausse considérable du prix de l’électricité pour les consommateurs. Or un rapport commandité par le WWF à New Carbon Finance (« The impact of 100% auctioning on European wholesale electricity prices post-2012 ») destiné à évaluer l’impact de la mise aux enchères sur le prix de l’électricité dans quatre pays (la République tchèque, l’Allemagne, la Hongrie et la Pologne) bat en brèche cet argumentaire.
