22
juin
2009

8 associations agricoles et environnementales ont lancé un Appel au Président de la République pour un remaniement ministériel véritablement écologique. Elles estiment que l’enjeu écologique du prochain remaniement réside surtout du côté du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Cet appel est paru lundi 22 juin dans le quotidien Libération.

2007 a vu la constitution d’un super-ministère du développement durable avec pour mission l’intégration du développement durable dans les politiques publiques de l’énergie, des transports et de l’aménagement du territoire. Nous nous félicitons de cet objectif même si des progrès restent à faire avec notamment l’appropriation des enjeux écologiques par les services issus des anciens ministères de l’Equipement, des Transports ou de l’Industrie.

Il apparaît donc que les plus hautes sphères de l’Etat ont commencé à prendre la mesure de l’urgence climatique, reste à ce que la volonté d’agir se traduise par une impulsion dynamique dans tous les rouages de l’Etat ainsi que dans les négociations internationales afin que la France incarne concrètement dans sa politique et son action le leadership qui devrait être le sien dans le développement d’une économie sobre en carbone qui sera le modèle de demain.

Mais le péril climatique n’est pas la seule urgence écologique : la perte de la biodiversité, la pollution des eaux et des sols sont aussi de graves réalités qui hypothèquent l’avenir des générations futures. Aussi, pour nous, le véritable enjeu du prochain remaniement ministériel se situe certes dans la sanctuarisation du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT) avec un renforcement de son rôle de pivot et d’interface du développement durable au sein du gouvernement, mais aussi au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Quelle mission sera dévolue à ce grand ministère et quel(le) sera l’homme ou la femme capable de mener sa mutation? Cliquez pour lire la suite »

16
juin
2009

(Publié le 4 juin) - Alors que les Françaises et les Français vont choisir leurs représentants au Parlement européenne, le WWF-France rend public les réponses faites par les partis politiques sur cinq enjeux identifiés comme majeurs (crise climatique et nouvelles opportunités économiques, nouveau budget de l’Union et et new deal écologique européen, érosion de la biodiversité et préservation de l’eau, nouveau modèle de consommation et réduction de l’empreinte écologique, écosystèmes marins sains et filières de pêche responsable).

Premier constat, les formations interrogées ont toutes très largement répondu positivement aux propositions que leur a soumis le WWF.

La teneur des réponses traduit une prise de conscience par les acteurs du jeu électoral de l’importance politique des enjeux écologiques. On peut y voir un « effet Grenelle » mais surtout la prise en compte par les candidats d’une sensibilité de plus en plus accrue de l’opinion publique à toutes ces problématiques. Ainsi, loin donc d’être jugées irréalistes, les mesures préconisées par le WWF pourraient donc constituer un socle politique commun en France, de « Debout la République » au NPA. Cependant, on sait aussi qu’en période électorale, les partis sont souvent dans le registre des promesses multisectorielles qui ne sont pas obligatoirement suivies de concrétisations dans la réalité des politiques publiques.

Deuxième constat : Seuls l’UMP et Europe-Ecologie sont allés sur le terrain de l’argumentation contradictoire avec le questionnaire.

Les quelques réponses négatives de l’UMP reflètent la position classique de ce parti sur certains dossiers mais aussi le fait qu’il soit actuellement aux affaires. De plus, la position de Michel Barnier, animateur national de la campagne, tête de liste en Ile-de-France mais surtout actuel ministre de l’Agriculture et de la pêche n’est sans doute pas non plus étrangère à cette situation. En effet, les divergences avec les propositions du WWF portent, sans surprise, sur la réforme de la PAC, la fixation des quotas de pêche ou encore le principe d’une traçabilité complète du bois en Europe. Sur ces points, le candidat a le mérite d’être en accord avec le ministre.

Troisième constat : La problématique énergie-climat est bien comprise par les formations politiques alors que les autres enjeux, dont la PAC, suscitent des prises de position plus approximative.

Ainsi côté du Parti socialiste, on souscrit sans difficultés aux mesures précises proposées par le WWF dans le domaine de la pêche, l’agriculture et la biodiversité. On peut donc s’étonner qu’il ne soit pas allé aussi loin dans son programme (le traitement de la question agricole ne mentionne pas la refondation radicale de la PAC et le principe de la rémunération des services rendus par la nature) ou qu’il passe entièrement ces questions sous silence (pêche, biodiversité).

Finalement au vu des résultats, on déplorera que l’environnement n’ait pas fait davantage l’objet de débats publics pendant cette campagne européenne 2009.

NB : Seules les formations démocratiques présentant des listes sur l’ensemble des 8 circonscriptions électorales ont été interrogées soit 9 listes. 7 ont répondu au questionnaire. Nous les en remercions. Ce qui fait un taux de réponse de l’ordre de 80%.

L’analyse des réponses par enjeu, un tableau récapitulatif de l’ensemble des réponses ainsi que les questionnaires des formations ayant ajouté des commentaires sont téléchargeables dans la rubrique “Téléchargements”.

10
juin
2009

Selon le « Green 10», une coalition des principales organisations environnementales présentes à Bruxelles, la Commission européenne sortante est bien loin d’avoir atteint les objectifs nécessaires sur les questions environnementales. La coalition rend publique aujourd’hui une évaluation de la Commission Barroso, lui donnant une note générale de 4.4/10.

Le rapport du Green 10 examine les succès et les échecs de 12 politiques sectorielles qui ont des conséquences sur l’environnement et soumet une liste d’objectifs à atteindre pour la prochaine Commission. Le Green 10 reproche, entre autres, l’échec des réformes de la Politique Agricole Commune et de la Politique Commune des Pêches et, de façon plus générale, la difficulté à proposer des politiques économiques soutenables. Le rapport met cependant en évidence quelques points positifs, notamment sur les politiques du climat, de l’énergie et des transports. Cliquez pour lire la suite »

9
juin
2009

Alors qu’on estime à près de 20% la part de bois importée dans l’UE qui serait d’origine illégale - 40% pour les bois tropicaux importés en France - et que 92% des citoyens européens veulent une loi garantissant que seul du bois d’origine légale soit commercialisé dans l’Union européenne, le gouvernement français a incité les députés français siégeant au Parlement européen à voter, le 22 avril dernier, contre un règlement fort qui prévoyait le principe d’une traçabilité des produits bois, des forêts de productions aux consommateurs finaux.

Peine perdue : le texte a été adopté avec le soutien de tous les députés européens français à l’exception remarquable de ceux du PPE (=UMP) qui se sont tous abstenus (sauf un : Joseph Daul). Cliquez pour lire la suite »

19
mai
2009

Le lancement de la campagne pour les élections européennes vient à point nommé rappeler le rôle important du Parlement européen dans le domaine de l’environnement. Le WWF-France a donc envoyé un questionnaire aux têtes de liste des formations démocratiques afin de connaître leurs positions et engagements sur cinq enjeux identifiés comme majeurs (crise climatique et nouvelles opportunités économiques, nouveau budget de l’Union et et new deal écologique européen, érosion de la biodiversité et préservation de l’eau, nouveau modèle de consommation et réduction de l’empreinte écologique, écosystèmes marins sains et filières de pêche responsable). Cliquez pour lire la suite »

23
janvier
2009

En avril dernier, le WWF-France transmettait au gouvernement son « Manifeste pour une Présidence française ambitieuse » qui exposait les demandes précises du WWF sur quatre priorités à l’agenda de la présidence française : le climat, la pêche, l’agriculture et la forêt. L’heure est maintenant venue de tirer le bilan de ces 6 mois de présidence de l’Union européenne.

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9
décembre
2008

Poznan, le 9.12.08 - La proposition de décision européenne sur les réductions d’émissions de gaz à effet de serre des Etats membres pour 2020 ne répond pas à l’urgence climatique. Sans amélioration de la part des chefs d’Etats, réunis en Sommet les 11 et 12 décembre, le RAC-F et ses associations membres appellent le Parlement européen à rejeter cette décision.

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15
octobre
2008

Prenant au mot le Président de la République qui, il y a tout juste un an, dans son discours de clôture du Grenelle avait affirmé sa volonté d’une France exemplaire (« La France (…) veut être en avance et elle veut être exemplaire (…) elle sera dorénavant à la tête de la politique environnementale européenne »), le WWF-France avait transmis, avant le début de la présidence française de l’Union Européenne, ses demandes au gouvernement1 sur quatre priorités présentes à l’agenda de la présidence française : le climat, la pêche, l’agriculture et la forêt. A mi-parcours, le temps est venu de faire un premier bilan…

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22
septembre
2008

Le WWF fait campagne pour l’adoption d’une cible de réduction des gaz à effet de serre de 30% à l’échelle européenne. Trop ambitieux, dirons certains. Mais -30% de réduction, ce n’est pas probable, c’est tout simplement possible ! Grâce à des gestes quotidiens tout simples, vous aussi, vous pouvez contribuer à atteindre rapidement cet objectif !


Classe Ecolo leçon3
envoyé par WWF_France