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	<title>WWF UE 2008</title>
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	<description>Pour une planète vivante</description>
	<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 13:39:55 +0000</pubDate>
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		<title>Pollution de l&#8217;eau : l&#8217;Etat doit mettre au pas l&#8217;agriculture industrielle</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 14:31:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Laudon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>

		<category><![CDATA[agriculture durable]]></category>

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		<description><![CDATA[Tribune paru dans Le Monde du 15/06/10, par Isabelle Autissier, présidente du WWF France, et Serge Orru, directeur-général du WWF-France

Dans son rapport annuel 2010, la Cour des comptes vient une  nouvelle fois d'épingler "l'insuffisante volonté de l'Etat de  remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l'encouragement  au productivisme et le choix [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tribune paru dans Le Monde du 15/06/10, par Isabelle Autissier, présidente du WWF France, et Serge Orru, directeur-général du WWF-France</p>
<p>Dans son <a href="http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/24_instruments-gestion-durable-eau.pdf" target="_blank">rapport annuel 2010</a>, la Cour des comptes vient une  nouvelle fois d&#8217;épingler <em>&#8220;l&#8217;insuffisante volonté de l&#8217;Etat de  remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l&#8217;encouragement  au productivisme et le choix d&#8217;une agriculture intensive&#8221;</em>. Cela a  valu à l&#8217;Etat plusieurs condamnations, aux niveaux national et européen,  la dernière concernant l&#8217;affaire des algues vertes. Et avant la fin de  l&#8217;année, la France risque d&#8217;être une nouvelle fois condamnée pour son  non-respect de la directive nitrates. La situation est telle que le <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/6741/conseil-d-etat.html">Conseil d&#8217;Etat</a> est allé jusqu&#8217;à reconnaître, dans  un rapport publié début juin (<a href="http://www.conseil-etat.fr/cde/media/document/eau_droit_rapport.pdf" target="_blank"><em>L&#8217;eau et son droit</em></a>), que <em>&#8220;la sanction  communautaire est le seul levier efficace pour surmonter le poids  conjugué des intérêts économiques ou catégoriels et de l&#8217;inertie des  collectivités publiques face à eux, Etat et collectivités territoriales&#8221;</em>.</p>
<p>Le documentaire <em>Du poison dans l&#8217;eau du robinet</em> diffusé le  17 mai sur France 3 a jeté un trouble sur l&#8217;information relative à la  qualité de l&#8217;eau potable distribuée en France. Il soulève surtout la  question des pollutions en amont : comment croire que l&#8217;on va pouvoir  traiter indéfiniment, à un coût acceptable pour la société, les eaux  brutes qui sont le réceptacle de toutes nos pollutions ?</p>
<p>Qu&#8217;en 2008, 75 % des restrictions de consommation d&#8217;eau, sur le seul  critère des pesticides, aient été concentrées dans la Seine-et-Marne et  l&#8217;Eure-et-Loir n&#8217;est pas une surprise : ces deux départements arrivent  en tête au niveau national pour la production intensive de grandes  cultures céréalières. En raison de coûts de production particulièrement  élevés dus à l&#8217;achat important d&#8217;intrants (nitrates, pesticides&#8230;), ce  mode de production ne serait pas tenable s&#8217;il n&#8217;était largement  subventionné par la politique agricole commune (PAC). C&#8217;est donc à  l&#8217;aide de l&#8217;argent du contribuable que l&#8217;eau de ces départements est  contaminée.</p>
<p><strong>IL EST TEMPS DE SORTIR DE LA &#8220;COGESTION&#8221; ENTRE LE MINISTÈRE  DE L&#8217;AGRICULTURE ET LA FNSEA</strong></p>
<p>Hélas ! Il n&#8217;y a rien ici de nouveau : la première interdiction de  distribution d&#8217;eau potable à cause des nitrates remonte à&#8230; 1976.   C&#8217;était il y a trente-quatre ans&#8230; Qu&#8217;a-t-on fait depuis ?  En 1980, le  rapport Hénin désignait l&#8217;agriculture intensive comme  responsable d&#8217;une  <em>&#8220;pollution diffuse&#8221;</em> en participant largement à la dégradation  de la ressource en eau. Depuis, les rapports se sont accumulés, toujours  plus accablants. En 2001, soit vingt et un ans plus tard, le rapport  Villey-Desmeserets concluait que <em>&#8220;la contamination des cours d&#8217;eaux  surveillés est générale&#8221;</em>. Pourtant les gouvernements successifs  n&#8217;ont pas remis en cause le modèle agro-industriel.</p>
<p>Plus précisément, les pouvoirs publics n&#8217;ont fait que tenter  d&#8217;atténuer à la marge les &#8220;dommages collatéraux&#8221; de l&#8217;agriculture  industrielle. Ils ont surtout misé sur des traitements curatifs de plus  en plus coûteux pour parvenir à transformer une eau de plus en plus  polluée en eau potable.</p>
<p>Un exemple : 200 millions d&#8217;euros au minimum pour régler le problème  de l&#8217;eau potable dans le seul département de l&#8217;Eure-et-Loir. Pour  préserver l&#8217;eau face aux pollutions agricoles, ce sont 310 millions  d&#8217;euros qui ont été alloués, sans résultats probants, pour la seule  Bretagne entre 1993 et 2000 et, au niveau national, 493 millions d&#8217;euros  sont prévus au titre de la lutte contre les pollutions agricoles par  les agences de l&#8217;eau entre 2007 et 2012&#8230; Il faut savoir que ces coûts  sont supportés par les ménages, en contradiction avec le principe du  pollueur-payeur, ce que la Cour des comptes a dénoncé à plusieurs  reprises. Le Conseil d&#8217;Etat vient de lui emboîter le pas, de manière  très sévère, appelant à une étude sur le coût de la pollution ainsi qu&#8217;à  une application nettement plus rigoureuse du principe pollueur-payeur à  l&#8217;agriculture avec notamment l&#8217;instauration d&#8217;une taxe sur les  nitrates.</p>
<p>Ainsi, le contribuable, après avoir subventionné des pratiques  polluantes, paie pour la dépollution puis les condamnations ! On marche  sur la tête ! Les récents propos de M. Le Métayer affirmant que <em>&#8220;la  pause environnementale ne coûtera pas d&#8217;argent&#8221;</em> sont aussi faux  qu&#8217;irresponsables. Ils auraient en outre pour résultat de maintenir les  agriculteurs dans un système dont ils sont autant victimes qu&#8217;acteurs,  comme maillon d&#8217;une chaîne de production qui les dépasse et qui les a  conduits dans une impasse économique, sociale et écologique. Ces propos  sont d&#8217;autant plus irresponsables que les études scientifiques pointant  les dangers des produits phytosanitaires pour la santé des agriculteurs  s&#8217;accumulent.</p>
<p><strong>ÉLABORER UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL AVEC LES AGRICULTEURS</strong></p>
<p>Pourtant l&#8217;Etat continue de subventionner majoritairement les  pratiques agricoles intensives. Les premières réorientations du Grenelle  et du plan Barnier sont à encourager mais restent insuffisantes. Alors  que l&#8217;alerte est donnée depuis maintenant trente ans, il y a, comme pour  l&#8217;amiante, une volonté de nier la gravité du problème et de ne pas  s&#8217;attaquer à sa cause première : l&#8217;agriculture industrielle. Pourtant  d&#8217;autres modèles agricoles existent et ont déjà fait leurs preuves. Ils  sont bénéfiques pour l&#8217;environnement, l&#8217;emploi et le revenu des  agriculteurs et sont pratiqués par des dizaines de milliers  d&#8217;agriculteurs en France.</p>
<p>La responsabilité des gouvernements successifs est lourde. Devant  tant d&#8217;incohérences, le WWF demande une commission d&#8217;enquête  parlementaire sur la gestion du service public de l&#8217;eau au regard des  pollutions agricoles diffuses, un rapport de la Cour des comptes sur la  responsabilité des pouvoirs publics et le coût supporté par les Français  depuis 1980 du fait de leur carence, un rapport exhaustif sur les aides  publiques dommageables à l&#8217;environnement ainsi qu&#8217;un Grenelle de l&#8217;Eau,  l&#8217;eau ayant été la grande oubliée du Grenelle de l&#8217;environnement.</p>
<p>Il est grand temps de dire la vérité aux Français et aux  agriculteurs, de sortir de la &#8220;cogestion&#8221; entre le ministère de  l&#8217;agriculture et la FNSEA, de cesser de gaspiller les deniers publics et  d&#8217;élaborer un nouveau contrat social avec les agriculteurs, basé sur la  reconnaissance ainsi que la rémunération des services environnementaux  qu&#8217;ils rendent à la société toute entière.</p>
<p>Le ministre de l&#8217;agriculture qui saura initier la remise en cause du  modèle agricole industriel s&#8217;inscrira comme un grand ministre de  l&#8217;agriculture, sinon il viendra s&#8217;ajouter à une liste déjà longue de  responsables d&#8217;une situation alarmante. La position de la France pour la  prochaine réforme de la PAC, et la place qui sera donnée à la  protection et la gestion des ressources naturelles, témoignera de la  volonté du gouvernement de mettre fin - ou non - à l&#8217;incohérence entre  politique de l&#8217;eau et politique agricole  et à ce qui constitue depuis  trente ans un scandale d&#8217;Etat.</p>
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		<item>
		<title>Le Commissaire Ciolos prône la &#8220;compétitivité environnementale&#8221;</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 13:38:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Laudon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>

		<category><![CDATA[agriculture durable]]></category>

		<category><![CDATA[PAC]]></category>

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		<description><![CDATA[Le groupe « PAC 2013 », qui rassemble des organisations  agricoles et rurales, d'environnement, de solidarité internationale et  de développement durable, dont le WWF-France, a rencontré cette semaine le Commissaire  européen à l'agriculture et au développement rural, Dacian Cioloş. Notre  groupe l'a félicité d'avoir lancé un grand débat européen sur l'avenir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le groupe « PAC 2013 », qui rassemble des organisations  agricoles et rurales, d&#8217;environnement, de solidarité internationale et  de développement durable, dont le WWF-France, a rencontré cette semaine le Commissaire  européen à l&#8217;agriculture et au développement rural, Dacian Cioloş. Notre  groupe l&#8217;a félicité d&#8217;avoir lancé un grand débat européen sur l&#8217;avenir  de la Politique agricole commune (PAC) après 2013 et d&#8217;y associer la  société civile, dans un dialogue franc et constructif. Compte tenu des  impacts négatifs de l&#8217;actuelle PAC sur l&#8217;environnement, l&#8217;emploi et les  pays du Sud, il est en effet impératif que la future PAC réponde aux  attentes de l&#8217;ensemble de la société.</p>
<p>Nous avons attiré l&#8217;attention du Commissaire Cioloş sur l&#8217;importance de  remettre l&#8217;emploi et l&#8217;environnement au coeur d&#8217;une future PAC qui reste  commune, tout en insistant sur une meilleure articulation entre les  politiques sectorielles de l&#8217;UE (environnement, commerce, climat,  développement). Il est temps, en effet, de mettre un terme aux  incohérences entre des politiques, européennes et nationales, ce qui  favoriserait une meilleure utilisation des fonds publics.</p>
<p>Alors que dans de nombreux pays de l&#8217;Union européenne, notamment en  France, l&#8217;environnement est qualifié de « contrainte », nous saluons la  volonté du Commissaire de faire de la qualité et de l&#8217;environnement des  facteurs de compétitivité déterminants pour l&#8217;avenir de l&#8217;agriculture  européenne. Nous soutenons le principe de « compétitivité économique,  environnementale et sociale » défendu par le Commissaire européen : les  performances des dizaines de milliers d&#8217;agriculteurs français pratiquant  une agriculture durable ont déjà fait la preuve de sa pertinence<sup>*</sup>.</p>
<p>Nous nous félicitons également de l&#8217;engagement du Commissaire Cioloş de  valoriser la diversité des agricultures européennes, et de soutenir les  agricultures durables et innovantes. Alors qu&#8217;en Europe, le nombre  d&#8217;actifs agricoles a diminué de 25% en dix ans, cette démarche en faveur  d&#8217;une agriculture pourvoyeuse d&#8217;emplois et respectueuse de  l&#8217;environnement est seule à même de re-légitimer la prochaine Politique  agricole commune.</p>
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		<title>« Du poison dans l’eau du robinet » :  La face cachée de la Politique Agricole Commune, 30 ans de scandale d’Etat !</title>
		<link>http://wwf-ue-2008.org/2010/05/18/%c2%ab-du-poison-dans-l%e2%80%99eau-du-robinet-%c2%bb-la-face-cachee-de-la-politique-agricole-commune-30-ans-de-scandale-d%e2%80%99etat/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 10:10:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Laudon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>

		<category><![CDATA[eau]]></category>

		<category><![CDATA[PAC]]></category>

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		<description><![CDATA[Le documentaire « Du poison dans l'eau du robinet », qui a été diffusé hier soir sur France 3 ne constitue pas une grande surprise pour une association de protection de l'environnement.
Pollution des eaux : le gaspillage des deniers publics
Voilà 30 ans, depuis le rapport Hénin (1980), que l'on sait que l'agriculture industrielle est responsable d'une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le documentaire « Du poison dans l&#8217;eau du robinet », qui a été diffusé hier soir sur France 3 ne constitue pas une grande surprise pour une association de protection de l&#8217;environnement.</p>
<h3>Pollution des eaux : le gaspillage des deniers publics</h3>
<p>Voilà 30 ans, depuis le rapport Hénin (1980), que l&#8217;on sait que l&#8217;agriculture industrielle est responsable d&#8217;une forte dégradation des eaux brutes si bien, qu&#8217;aujourd&#8217;hui, leur contamination par les nitrates et les pesticides est généralisée. Comment croire que l&#8217;on pourra indéfiniment produire, à un coût acceptable par la société, une eau potable à partir d&#8217;une eau brute fortement dégradée ? « <em>Qu&#8217;en 2008, 75% des restrictions à la consommation d&#8217;eau potable, sur le seul critère des pesticides, se concentrent dans les deux départements qui arrivent en tête pour la production intensive de grande culture céréalière - Eure-et-Loire et Seine-et-Marne - n&#8217;a rien de surprenant. En plus, ces céréaliers, les mêmes qui sont venus manifester dans Paris, sont les grands bénéficiaires de </em><em>la  PAC. Sans</em><em> subvention, leur mode de production serait intenable en raison du coût des intrants (pesticides, nitrates notamment) dont ils ont massivement besoin. On peut dire que c&#8217;est à l&#8217;aide de l&#8217;argent du contribuable que les eaux de ces deux départements sont contaminées puis&#8230; décontaminées. L&#8217;Etat ne joue pas son rôle de garant des deniers publics !</em> » explique Isabelle Laudon, Responsable des Politiques européennes au WWF-France.</p>
<h3>La politique de l&#8217;autruche</h3>
<p>Les rapports s&#8217;accumulent depuis 30 ans et sont unanimes pour constater la contamination généralisée des eaux, désigner l&#8217;agriculture intensive comme principale responsable, appeler à un changement des pratiques agricoles et épingler la carence de l&#8217;Etat. Ce qui a valu à celui-ci plusieurs condamnations aux niveaux européen et national, la dernière étant dans l&#8217;affaire des algues vertes. Et il n&#8217;est pas impossible que la  France soit condamnée de nouveau, avant la fin de l&#8217;année, pour non respect de la directive Nitrates.</p>
<p>« <em>La responsabilité des gouvernements successifs est lourde, celle du syndicat majoritaire et du secteur de l&#8217;agro-chimie aussi. Comme pour l&#8217;amiante, il y a une volonté de nier la gravité du problème et de ne pas s&#8217;attaquer à sa cause première : l&#8217;agriculture industrielle </em>» analyse Jean-Stéphane Devisse, Directeur des Programmes du WWF-France.</p>
<p>La Cour des Comptes vient de nouveau de dénoncer dans son dernier rapport : « <em>l&#8217;insuffisante volonté de l&#8217;Etat de remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l&#8217;encouragement au productivisme et le choix d&#8217;une agriculture intensive</em> ». A plusieurs reprises, elle a souligné que, en contradiction avec le principe du pollueur-payeur, ce sont les ménages qui paient la facture. Et cette facture est lourde : plus de 200 millions d&#8217;euros pour régler le problème de l&#8217;eau potable dans le seul département de l&#8217;Eure-et-Loir !</p>
<p>Aussi les récents propos de M. Le Métayer selon lesquels « la pause environnementale ne coûte pas d&#8217;argent » sont tout aussi mensongers qu&#8217;irresponsables.</p>
<h3>Bruno Le Maire, à l&#8217;heure de la réforme de la PAC, soyez un grand ministre !</h3>
<p>Le gouvernement hérite d&#8217;une situation vieille de 30 ans. Il lui revient le mérite d&#8217;avoir, pour la première fois, fait bouger les lignes avec le plan Barnier Objectif Terres 2020 et le Grenelle. Mais ces mesures ne constituent qu&#8217;un rattrapage et sont largement insuffisantes compte tenu de l&#8217;étendue et de la gravité du problème.</p>
<p>Pourtant d&#8217;autres modèles agricoles existent, ils sont bénéfiques pour l&#8217;environnement, le revenu des agriculteurs et l&#8217;emploi et sont pratiqués par des dizaines de milliers de paysans en France.</p>
<p>« <em>La position de </em><em>la  France</em><em> pour la prochaine réforme de </em><em>la PAC</em><em>, et la place qui y sera donnée à l&#8217;environnement, aura valeur de test. Elle montrera la volonté - ou non - du gouvernement de mettre fin à l&#8217;incohérence entre les politiques publiques de l&#8217;eau et celle de l&#8217;agriculture ainsi qu&#8217;à 30 ans de scandale d&#8217;Etat</em> » conclut Serge Orru, Directeur-Général du WWF-France.</p>
<p>Retrouvez le dossier d&#8217;information du WWF-France : <a href="http://www.wwf.fr/s-informer/nos-missions/eaux-douces/documents/la-gestion-de-l-eau-en-france-et-politique-agricole-un-long-scandale-d-etat.-05-2010"><strong>« La gestion de l&#8217;eau en France et la politique agricole: un long scandale d&#8217;Etat ».</strong></a></p>
<p>Ce dossier donne des éléments sur la dégradation de la qualité des eaux en France au regard des nitrates et pesticides, avec un focus sur l&#8217;Eure-et-Loir et la  Seine-et-Marne. Il rappelle les nombreux rapports officiels qui depuis 30 ans ont alerté sur la dégradation de la qualité des eaux due à l&#8217;agriculture intensive et souligne la responsabilité des pouvoirs publics. Se fondant sur les rapports de la Cour des Comptes, il rappelle aussi le coût faramineux de cette incohérence entre politique de l&#8217;eau et politique agricole, coût supporté par les ménages.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’avenir de la PAC ne se prépare pas en fauchant l’environnement</title>
		<link>http://wwf-ue-2008.org/2010/04/28/l%e2%80%99avenir-de-la-pac-ne-se-prepare-pas-en-fauchant-l%e2%80%99environnement/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 10:27:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Laudon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>

		<category><![CDATA[PAC]]></category>

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		<description><![CDATA[ 

Bruno le Maire reçoit aujourd'hui Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture, un homme qui considère l'environnement comme « le meilleur argument en faveur de la PAC ». On aimerait que le ministre de l'Agriculture en dise autant car la France semble mener un combat d'arrière-garde.

&#62; L'environnement est un atout, il ne doit pas devenir le bouc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]><xml> Normal   0   21                         MicrosoftInternetExplorer4 </xml><![endif]--><!--[if !mso]><span class="mceItemObject"   classid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id=ieooui></span></p>
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<p><![endif]--></p>
<p>Bruno le Maire reçoit aujourd&#8217;hui Dacian Ciolos, commissaire européen à l&#8217;Agriculture, un homme qui considère l&#8217;environnement comme « le meilleur argument en faveur de la PAC ». On aimerait que le ministre de l&#8217;Agriculture en dise autant car la France semble mener un combat d&#8217;arrière-garde.</p>
<p><strong>&gt; L&#8217;environnement est un atout, il ne doit pas devenir le bouc émissaire des problèmes structurels que connaissent les filières agricoles aujourd&#8217;hui.</strong></p>
<p>« <em>En pointant du doigt les ‘contraintes environnementales&#8217; comme étant l&#8217;un des facteurs aggravants de la profonde crise qui frappe le monde agricole, </em><em>la  FNSEA</em><em> et le ministre de l&#8217;Agriculture commettent une grave erreur : ils font de l&#8217;environnement un bouc-émissaire, alors que la démonstration est faite que des modèles agricoles durables permettent aux agriculteurs de dégager un meilleur revenu.  La crise économique devrait donc au contraire inciter à accélérer la conversion du modèle agro-industriel français vers des pratiques durabl</em>es » analyse Jean-Stéphane Devisse, directeur des Programmes du WWF-France.</p>
<p>L&#8217;environnement est sans doute le levier le plus pertinent pour permettre une réorientation rapide vers des modèles moins coûteux : modifier les systèmes de production en réduisant la dépendance aux intrants chimiques (engrais, pesticides, pétrole&#8230;) permet de diminuer les charges d&#8217;exploitation et de maintenir le revenu agricole, voire de l&#8217;augmenter (Inra, étude écophyto R&amp;D).</p>
<p><strong>&gt; Pollution de l&#8217;eau : le gouvernement doit choisir entre revendications des céréaliers et recommandations de </strong><strong>la Cour</strong><strong> des Comptes.</strong></p>
<p>Dans son rapport 2010, la Cour des Comptes pointe « <em>l&#8217;insuffisante volonté de l&#8217;Etat de remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l&#8217;encouragement au productivisme et le choix d&#8217;une agriculture intensive </em>». Elle préconise d&#8217;augmenter les redevances liées aux pollutions agricoles pour les rendre plus dissuasives et les « <em>mettre en rapport avec le coût de la dépollution</em> ». Les céréaliers demandent l&#8217;inverse. Qui, des céréaliers ou de la Cour des Comptes, le gouvernement écoutera-t-il ?</p>
<p>En effet, le modèle agricole industriel a une lourde responsabilité dans la dégradation de la qualité de l&#8217;eau en France, notamment dans les grands bassins céréaliers. « <em>Lorsque Bruno Le Maire désigne les ‘contraintes environnementales &#8216; qui pèsent sur les agriculteurs, il tronque la réalité en oubliant de préciser le coût bien plus lourd payé par la société, car finalement c&#8217;est le consommateur qui, à travers sa facture d&#8217;eau, paye le plus lourd tribut pour financer la dépollution. Sans oublier ce que coûtera au contribuable les possibles condamnations de </em><em>la  France</em><em> pour non respect des directives européennes sur l&#8217;eau</em> » explique Cyrille Deshayes, responsable du Pôle Eaux Douces du WWF-France.</p>
<p>Il est de la responsabilité des pouvoirs publics et des professionnels de s&#8217;atteler à la conversion vers un modèle agricole durable. Ces derniers doivent assumer les grands défis environnementaux, au lieu de s&#8217;accrocher à un modèle qui n&#8217;a pas d&#8217;avenir. Le plan Barnier a amorcé une réorientation des aides. Nous appelons le gouvernement à confirmer ce cap.</p>
<p>Le WWF demande que la crise actuelle que traverse le monde agricole soit l&#8217;occasion de mettre en place un processus de co-élaboration d&#8217;un nouvel modèle agricole français impliquant l&#8217;ensemble des parties prenantes (pouvoirs publics, collectivités locales, interprofessions, secteur de la distribution, syndicats agricoles, associations de consommateurs, ONG environnementales).</p>
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		<title>Réaction aux propos de Jean-Michel Lemétayer et interpellation des responsables politiques et agricoles</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 21:29:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>

		<category><![CDATA[PAC]]></category>

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		<description><![CDATA[L'agriculture n'a pas d'avenir dans un environnement dégradé

Réaction de WWF, FNH, FNCIVAM, FNAB, 4D, RAD, Solidarités aux propos de J.M. Lemétayer.

Nos organisations mettent en cause les propos inquiétants et inacceptables tenus jeudi 1er avril par le Président de la FNSEA. Ce discours s'inscrit dans une remise en cause générale des défis environnementaux par plusieurs responsables [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;agriculture n&#8217;a pas d&#8217;avenir dans un environnement dégradé</strong></p>
<p>Réaction de WWF, FNH, FNCIVAM, FNAB, 4D, RAD, Solidarités aux propos de J.M. Lemétayer.</p>
<p>Nos organisations mettent en cause les propos inquiétants et inacceptables tenus jeudi 1<sup>er</sup> avril par le Président de la FNSEA. Ce discours s&#8217;inscrit dans une remise en cause générale des défis environnementaux par plusieurs responsables agricoles à laquelle nos responsables politiques sont manifestement sensibles, jusqu&#8217;à la Présidence de la République.</p>
<h3>L&#8217;environnement est un atout pour les agriculteurs</h3>
<p>Bien conscients de la crise économique et sociale que traverse aujourd&#8217;hui le monde agricole, nous rappelons que faire de l&#8217;environnement un bouc émissaire serait se tromper de cible et ne pas rendre service aux agriculteurs.</p>
<p>Le Président de la FNSEA s&#8217;obstine à opposer défense du revenu et protection de l&#8217;environnement. <strong>Or de nombreux agriculteurs dégagent aujourd&#8217;hui un revenu en faisant de l&#8217;environnement un atout et non une contrainte.</strong> Il existe en effet des modèles agricoles, pratiqués par des milliers de paysans en France, qui sont bénéfiques pour l&#8217;environnement, rentables économiquement et créateurs d&#8217;emplois. Il est temps d&#8217;en tirer les leçons. <strong>Loin d&#8217;opposer environnement et revenu, nous proposons au contraire que les agriculteurs soient reconnus et rémunérés pour les services environnementaux qu&#8217;ils fournissent à la société toute entière.</strong></p>
<p>A moyen terme, les agriculteurs doivent  se préparer à un avenir dans lequel certaines ressources, telles que les énergies fossiles ou encore le phosphore, deviendront rares donc chères. Il s&#8217;agit d&#8217;anticiper les évolutions attendues. Enfin, à long terme, c&#8217;est mettre en danger l&#8217;avenir de l&#8217;agriculture et de nos sociétés que de baisser les exigences environnementales : l&#8217;agriculture dépend en effet entièrement des ressources naturelles (sols, biodiversité, eau&#8230;) et du bon fonctionnement des écosystèmes. Elle n&#8217;a donc pas d&#8217;avenir économique dans un environnement dégradé.</p>
<p><strong>Le Commissaire européen à l&#8217;agriculture et au développement rural, Dacian Ciolos, a lui-même déclaré récemment que «</strong><strong> l&#8217;environnement est le meilleur argument en faveur de la PAC »</strong>, allant ainsi à l&#8217;encontre des discours tenus en France. En effet, la PAC est confrontée à une profonde crise de légitimité tant sociale qu&#8217;environnementale.</p>
<h3>Le modèle agricole actuel n&#8217;est plus légitime et coûte très cher à la société</h3>
<p>Lorsque M. Lemétayer égraine le coût pour les agriculteurs des contraintes environnementales, <strong>il oublie de préciser le coût pour la société du modèle agricole industriel qu&#8217;il défend et notamment la responsabilité des pollutions agricoles dans la dégradation de la qualité de l&#8217;eau en France.</strong></p>
<p>Nous rappelons que ce sont les consommateurs, via leur facture d&#8217;eau, qui paient le plus lourd tribut. Leur redevance représentant 90% des ressources des agences de l&#8217;eau. Et c&#8217;est sans compter ce que coûtera au contribuable les possibles condamnations de la France pour non respect des directives européennes sur l&#8217;eau.</p>
<p><strong>Le dernier rapport de la Cour des Comptes* est sans appel </strong>: les pollutions liées aux nitrates et aux phytosanitaires sont le résultat de « l&#8217;insuffisante volonté de l&#8217;Etat de remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l&#8217;encouragement au productivisme et le choix d&#8217;une agriculture intensive ». Il préconise de « durcir l&#8217;encadrement réglementaire des pratiques agricoles » et de mettre les redevances liées aux pollutions agricoles, qu&#8217;il juge non dissuasives, « plus en rapport avec le coût de la dépollution ».<span id="more-106"></span></p>
<p>En niant ces réalités et en menant ce combat d&#8217;arrière-garde, on se demande quelle image du monde paysan le premier syndicat agricole français veut donner aux citoyens et aux consommateurs.</p>
<h3>Le fossé entre le monde agricole et la société ne cesse de se creuser : il est temps de réagir !</h3>
<p>Les propos de M. Lemétayer ne sont pas en phase avec les nouveaux défis auxquels l&#8217;agriculture est confrontée et contribuent malheureusement à creuser un fossé entre le monde agricole et la société. Il s&#8217;agit là d&#8217;un signal extrêmement négatif envoyé à la société civile mais aussi aux agriculteurs et aux gouvernements européens sceptiques sur l&#8217;intérêt de maintenir la PAC.</p>
<p><strong>Nous interpellons le Premier ministre ainsi que les ministres en charge de l&#8217;Agriculture et de l&#8217;Ecologie, car nous n&#8217;acceptons pas que des contre-vérités sur le coût des normes environnementales et que certains dérapages verbaux tiennent lieu de nouvelle méthode de travail </strong>sur cet enjeu essentiel qui est de réconcilier l&#8217;agriculture, l&#8217;environnement et la société.  Nous appelons aussi à ce que le rapport 2010 de la Cour des Comptes ne reste pas lettre morte et à ce qu&#8217;il contribue au débat.</p>
<p>Il en va de la responsabilité du Premier ministre et du Président de la République  non pas de défendre les agriculteurs contre l&#8217;environnement, mais de garantir un dialogue constructif autour du projet d&#8217;une agriculture réellement durable et solidaire qui soit la base d&#8217;un nouveau contrat social.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Doha: explications d&#8217;un échec</title>
		<link>http://wwf-ue-2008.org/2010/03/18/doha-explications-dun-echec/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 16:54:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>

		<category><![CDATA[thon rouge]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Etats membres de la Convention sur le commerce international des  espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) ont  choisi - sur proposition insistante de la Libye - de voter aujourd'hui  sur la proposition d'inscription du thon rouge à l'Annexe I.

 

&#62; L'opposition de principe d'inscrire une espèce marine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les Etats membres de la Convention sur le commerce international des  espèces de faune et de flore sauvages menacées d&#8217;extinction (CITES) ont  choisi - sur proposition insistante de la Libye - de voter aujourd&#8217;hui  sur la proposition d&#8217;inscription du thon rouge à l&#8217;Annexe I.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>&gt; L&#8217;opposition de principe d&#8217;inscrire une espèce marine à  haute valeur commerciale à la CITES</strong></p>
<p>Beaucoup d&#8217;Etats se sont opposés par principe à ce qu&#8217;une espèce marine à  haute valeur commerciale soit inscrite à la CITES estimant que la  gestion durable de ces espèces relèvent des organisations régionales de  gestion des pêches. Pour le thon rouge, il s&#8217;agit de la Commission  Internationale pour la Conservation des thonidés de l&#8217;Atlantique  (ICCAT).</p>
<p>C&#8217;est justement parce que l&#8217;ICCAT a failli dans sa mission depuis 40  ans, amenant le stock au bord de l&#8217;épuisement, que Monaco a décidé de  proposer son inscription à la CITES.</p>
<p>« <em>Malgré des rapports scientifiques accablants, les échecs répétés  de l&#8217;ICCAT et un ralliement progressif d&#8217;un grand nombre d&#8217;Etats, la  communauté internationale a décidé de sacrifier le thon rouge sur  l&#8217;autel des intérêts économiques à court terme, sans même prendre le  temps d&#8217;un véritable débat</em> » s&#8217;insurge Charles Braine, responsable du programme Pêche durable au  WWF-France.</p>
<p><strong>&gt; Les tergiversations européennes : 6 mois de perdu pour  arriver à une position ambiguë</strong><span id="more-107"></span></p>
<p>Cet échec est en partie dû aux tergiversations de l&#8217;UE qui a mis 6 mois à  s&#8217;accorder sur une position et n&#8217;y est parvenue que 3 jours avant le  début de la conférence.</p>
<p>Qui plus est, cette position européenne, largement portée par la France,  multipliait les conditions pour que l&#8217;UE soutienne l&#8217;Annexe I, afin  qu&#8217;il puisse être tenu compte des résultats de la prochaine réunion de  l&#8217;ICCAT à l&#8217;automne 2010. C&#8217;est ce que, selon l&#8217;AFP, déclarait encore ce  matin Bernard Kouchner en visite au Japon.</p>
<p>Les conditions posées par l&#8217;Union européenne incluaient des procédures  non prévues par le texte de la CITES ce qui a jeté un trouble à Doha où  une partie des Etats craignaient la création d&#8217;un précédent. C&#8217;est ce  que n&#8217;a pas manqué de souligner le Japon lors du débat qui a précédé le  vote : le thon rouge aurait ainsi pu être inscrit à l&#8217;Annexe I mais avec  une entrée en vigueur différée qui elle-même aurait pu être suspendue  jusqu&#8217;à la prochaine conférence des Parties&#8230;</p>
<p>« <em>L&#8217;Union européenne, on le voit bien, était divisée et sa position  finale n&#8217;était en rien convaincante. Or, comme dans toute négociation  internationale, la diplomatie est essentielle : il faut aller convaincre  les Etats un par un, comme l&#8217;a fait le Japon et comme n&#8217;a pas pu le  faire l&#8217;Union européenne, divisée et porteuse d&#8217;une position qui  manquait pour le moins de clarté et de détermination. Après Copenhague,  c&#8217;est de nouveau le signe de l&#8217;incapacité de l&#8217;Europe à être un acteur  international efficace</em> » explique Serge Orru, Directeur Général du WWF-France.</p>
<p>Or l&#8217;Union européenne aurait pu arrêter sa position depuis le 21  septembre dernier, mais les 6 Etats méditerranéens avaient alors rejeté  un soutien à l&#8217;annexe I.</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;Europe veut-elle vraiment sauver le thon rouge ? Analyse du texte de l&#8217;accord europén</title>
		<link>http://wwf-ue-2008.org/2010/03/12/leurope-veut-elle-vraiment-sauver-le-thon-rouge-analyse-du-texte-de-laccord-europen/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 21:55:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Laudon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>

		<category><![CDATA[thon rouge]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir pris connaissance du texte précis de l'accord européen  conclu mercredi soir à Bruxelles, et l'avoir fait analyser par les  meilleurs spécialistes, le WWF-France est sceptique sur la volonté  européenne d'interdire réellement le commerce international du thon  rouge. En effet, une clause ajoutée à la demande des Etats  méditerranéens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir pris connaissance du texte précis de l&#8217;accord européen  conclu mercredi soir à Bruxelles, et l&#8217;avoir fait analyser par les  meilleurs spécialistes, le WWF-France est sceptique sur la volonté  européenne d&#8217;interdire réellement le commerce international du thon  rouge. En effet, une clause ajoutée à la demande des Etats  méditerranéens jette le doute sur la possibilité d&#8217;une entrée en vigueur  avant la prochaine réunion des Parties de la CITES* dans 3 ans. « <i>Le  diable se cache toujours dans les détails et après une lecture  approfondie du document, on peut se demander sincèrement si les pays qui  ont introduit cette clause veulent vraiment une interdiction du  commerce international de l&#8217;espèce </i> »&nbsp; déclare Charles Braine, responsable du Programme pêche durable au  WWF-France.</p>
<p><b>&gt; Une clause suspensive qui change tout en terme de délais  d&#8217;entrée en vigueur.</b></p>
<p>En effet, les pays méditerranéens ont obtenu un délai pour l&#8217;entrée en  vigueur de la décision, prévue dans l&#8217;accord européen pour mai 2011.  Mais cette date peut, par une procédure suspensive non prévue par la  Convention, être facilement repoussée jusqu&#8217;à la prochaine conférence  des parties. Ainsi le thon rouge serait bien inscrit à l&#8217;Annexe I&#8230; mais  l&#8217;interdiction du commerce international pourrait ne pas entrer en  vigueur dans les 3 prochaines années !</p>
<p>Cette clause vise à tenir compte des résultats de la prochaine réunion  de l&#8217;ICCAT** à l&#8217;automne 2010. Le texte de la CITES permet cette prise  en compte par une procédure de déclassement avant la prochaine réunion  des Parties, mais il ne prévoit en aucun cas la possibilité de suspendre  l&#8217;entrée en vigueur d&#8217;une décision. Là est tout le problème.</p>
<p><b>&gt; Une clause suspensive qui risque de faire capoter  l&#8217;inscription du thon rouge à l&#8217;Annexe 1.</b></p>
<p>De l&#8217;avis de beaucoup d&#8217;observateurs internationaux et de fins  connaisseurs du fonctionnement de la CITES, la proposition  d&#8217;interdiction du commerce international du thon rouge n&#8217;a pas la  moindre chance d&#8217;obtenir l&#8217;approbation des 2/3 des 175 Etats présents si  elle contient la fameuse clause suspensive européenne.</p>
<p>La délégation européenne va donc se retrouver dès demain, à l&#8217;ouverture  de la Conférence à Doha, avec un mandat étroit et n&#8217;aura que peu de  marge de manœuvre pour trouver une position commune avec Monaco, les  Etats-Unis et les autres défenseurs de l&#8217;inscription du thon rouge -  opposés à la clause européenne.</p>
<p><b>Le WWF-France appelle donc les Etats méditerranéens, et la  France au premier chef, a libérer le mandat européen de cette clause  afin d&#8217;éviter un nouvel échec environnemental au niveau international.</b></p>
<p><i>« Alors que la Colombie, le Costa Rica et la Suisse viennent de se  rallier à la proposition de Monaco, l&#8217;Europe ne peut pas se permettre  d&#8217;être responsable d&#8217;un échec à Doha après les annonces successives de  la France, du Parlement Européen et de la Commission Européenne de  soutenir l&#8217;inscription du thon rouge à l&#8217;Annexe I de la CITES </i> » ajoute Charles Braine.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Thon rouge: La France peut tout perdre</title>
		<link>http://wwf-ue-2008.org/2010/03/04/thon-rouge-la-france-peut-tout-perdre/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 22:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Laudon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>

		<category><![CDATA[thon rouge]]></category>

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		<description><![CDATA[Les négociations suivent leur cours à Bruxelles en vue d'établir la  position européenne sur la proposition d'inscription du thon rouge à  l'Annexe I à la prochaine conférence des parties de la CITES* à Doha,  Qatar, du 13 au 25 mars prochain.

Après les prises de position officielles de la France, du Parlement  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les négociations suivent leur cours à Bruxelles en vue d&#8217;établir la  position européenne sur la proposition d&#8217;inscription du thon rouge à  l&#8217;Annexe I à la prochaine conférence des parties de la CITES* à Doha,  Qatar, du 13 au 25 mars prochain.</p>
<p>Après les prises de position officielles de la France, du Parlement  européen et de la Commission européenne, le dernier mot revient au  Conseil des ministres européens. Mais dans les coulisses, la situation  semble être bloquée.</p>
<p>En effet, plusieurs propositions sont sur la table. La proposition de la  Commission, très proche de celle de la France, contient une clause de  conditionnalité qui prévoit qu&#8217;un comité ad hoc statuera sur  l&#8217;inscription effective ou non du thon rouge d&#8217;ici 12 mois au vu  d&#8217;éventuels nouveaux éléments.</p>
<p>Cette clause constitue le nœud de l&#8217;affaire. D&#8217;ailleurs, un débat sur sa  légalité et sa pertinence politique est engagé et bon nombre d&#8217;experts  du fonctionnement de la CITES prédisent qu&#8217;elle fera échouer le vote si  elle est maintenue. En effet, beaucoup d&#8217;Etats ne souhaitent pas qu&#8217;elle  crée un précédent qui pourrait nuire à terme au fonctionnement global  de la Convention. Pour cette raison, une majorité d&#8217;Etats membres du  nord de l&#8217;Europe sont opposés à cette alternative.</p>
<p>A Bruxelles, les autres propositions sont plus proches de la position  de Monaco, c&#8217;est-à-dire une inscription directe à l&#8217;Annexe I avec  quelques modalités facilitant une réversibilité du classement si de  nouveaux éléments encourageants sont mis à jour. Mais les Etats  méditerranéens forment une minorité de blocage empêchant son adoption.</p>
<p>La France occupe, comme toujours sur ce dossier, une position  stratégique car elle seule est en mesure de faire basculer la position  européenne en assouplissant sa position, et en renonçant désormais à la  clause de conditionnalité.</p>
<p>Seul pays méditerranéen à s&#8217;être prononcé en faveur de l&#8217;Annexe I, la  France doit faire un dernier effort au risque de tout perdre.<span id="more-109"></span></p>
<p>Si les Européens n&#8217;arrivent pas à se mettre d&#8217;accord avant le 15 mars,  les 27 Etats membres s&#8217;abstiendront et la proposition d&#8217;inscription du  thon rouge n&#8217;aura aucune chance d&#8217;être votée à Doha. Cette option est  l&#8217;objectif à peine caché de l&#8217;Espagne, autre grand pays pêcheur et  actuellement à la tête de l&#8217;Union Européenne, et pourrait satisfaire une  partie du gouvernement français qui n&#8217;a jamais masqué non plus sa  réticence à l&#8217;inscription du thon rouge à l&#8217;Annexe I.</p>
<p>Le risque d&#8217;un échec à Doha est donc réel et de multiples observateurs  ne manqueront pas d&#8217;attribuer la responsabilité de ce fiasco à l&#8217;Union  Européenne et à la France en particulier.</p>
<p>Bloom et le WWF-France en appellent donc au Président de la République  pour qu&#8217;il s&#8217;assure que la position française ne bloque pas le processus  au niveau européen. C&#8217;est seulement ainsi qu&#8217;il tiendra son engagement  pris lors du discours du Havre, le 16 juillet dernier où il avait  clairement apporté « le soutien de la France à l&#8217;inscription du thon  rouge à l&#8217;annexe de la convention internationale sur les espèces  sauvages, pour en interdire le commerce. »</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Thon rouge : la France fait un pas déterminant et montre la voie à ses partenaires européens, mais elle doit renoncer à la condition suspensive qu&#8217;elle propose</title>
		<link>http://wwf-ue-2008.org/2010/02/03/thon-rouge-la-france-fait-un-pas-determinant-et-montre-la-voie-a-ses-partenaires-europeens-mais-elle-doit-renoncer-a-la-condition-suspensive-quelle-propose/</link>
		<comments>http://wwf-ue-2008.org/2010/02/03/thon-rouge-la-france-fait-un-pas-determinant-et-montre-la-voie-a-ses-partenaires-europeens-mais-elle-doit-renoncer-a-la-condition-suspensive-quelle-propose/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 14:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Laudon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>

		<category><![CDATA[thon rouge]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Louis Borloo a annoncé aujourd’hui que la  France soutenait, à certaines conditions, l’inscription du thon rouge à  l’Annexe I de la Convention Internationale sur le commerce des espèces  de faune et de flore menacées d’extinction.

Un pas déterminant
Cette annonce constitue une première concrétisation de l’engagement  présidentiel du 16 juillet dernier. La France [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Louis Borloo a annoncé aujourd’hui que la  France soutenait, à certaines conditions, l’inscription du thon rouge à  l’Annexe I de la Convention Internationale sur le commerce des espèces  de faune et de flore menacées d’extinction.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Un pas déterminant</strong></p>
<p class="MsoNormal">Cette annonce constitue une première concrétisation de l’engagement  présidentiel du 16 juillet dernier. La France apporte pour la première  fois son soutien à la proposition de Monaco d’une inscription de  l’espèce en annexe I de la CITES, ce qu’elle s’était refusée à faire en  septembre dernier lors d’un vote à Bruxelles. La France est le premier  pays méditerranéen de l’Union européenne à se prononcer dans ce sens et à  ainsi afficher sa préoccupation pour la sauvegarde de l’espèce. C’est  un pas décisif qui devrait débloquer la situation au sein de la  Commission européenne et qui entraînera le reste de l’Europe. C’est  essentiel pour l’emporter lors de la prochaine réunion de la CITES à  Doha, en mars prochain.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Maintenant que la France a ouvert la voie, notre inquiétude réside  principalement dans la façon dont l’Espagne, qui assure la présidence  tournante du Conseil, mais qui est farouchement opposée à une  inscription à l’annexe I, va agir. Nous appelons la France à mettre dès  maintenant sa machine diplomatique en marche pour qu’une inscription en  annexe I soit adoptée à Doha.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Nous espérons que cette décision annonce un tournant dans la gestion de  la pêche en France. La France, qui dispose du deuxième domaine public  maritime mondial, a en effet une lourde responsabilité dans la  protection de la biodiversité marine que seules une approche  écosystémique et une gestion durable des ressources halieutique pourront  protéger.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Une condition incohérente</strong></p>
<p class="MsoNormal">Néanmoins cette annonce est assortie d’un délai d’application de 18 mois  et d’une condition suspensive que nous regrettons vivement. Cette  condition ne s’explique pas scientifiquement car il n’y a strictement  rien à attendre, selon les propres dires des scientifiques, de la  prochaine étude de l’ICCAT*. Elle ne s’explique pas non plus  économiquement car les senneurs français devront rester à quai en 2011  car ils n’auront pas de quotas de pêche en raison des pénalités liées au  dépassement des quotas de 2007. Elle est purement politique et vise à  laisser un dernier faux-espoir à la vingtaine de thoniers senneurs  concernés ainsi qu’à calmer les esprits avant les élections. Or la pêche  industrielle, celle qui a conduit au quasi effondrement de l’espèce  doit définitivement cesser afin de permettre à une vraie pêche  artisanale durable de se redévelopper.</p>
<p class="MsoNormal">
<p>Cette condition est incohérente car elle est dangereuse pour l’espèce,  au bord de l’effondrement. Elle induit aussi un risque accrû de pêche  illégale. Si cette condition était maintenue, nous demandons que des  moyens supplémentaires soient mis en œuvre pour renforcer le contrôle du  respect des quotas de pêche. Enfin, nous sommes sceptiques sur la  faisabilité technique de cette condition et demandons à la France de la  retirer.</p>
<p class="MsoNormal">Nous regrettons que les efforts du ministère de l’Ecologie aient été mis  à mal par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche qui a défendu  dans cette affaire les intérêts catégoriels d’une poignée de thoniers  senneurs largement financés sur fonds publics et dont les pratiques sont  dévastatrices pour l’espèce. Le Président de la République n’a pas  arbitré en faveur de la décision la plus claire et courageuse.</p>
<p class="MsoNormal">
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		<title>Le gouvernement fait enfin la différence entre pêche industrielle et pêche artisanale</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 14:05:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Laudon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>

		<category><![CDATA[pêche artisanale]]></category>

		<category><![CDATA[thon rouge]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous saluons, dans la décision du gouvernement français sur le thon rouge, l'annonce de la création d'une Zone Economique  Exclusive, que nous avions appelée de nos voeux. Cette zone va permettre  à ceux qui y pêchent, essentiellement la pêche artisanale, de pouvoir  continuer à vendre leurs thons rouges sur le marché communautaire. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous saluons, dans la décision du gouvernement français sur le thon rouge, l&#8217;annonce de la création d&#8217;une Zone Economique  Exclusive, que nous avions appelée de nos voeux. Cette zone va permettre  à ceux qui y pêchent, essentiellement la pêche artisanale, de pouvoir  continuer à vendre leurs thons rouges sur le marché communautaire. Cette  pêche à l&#8217;hameçon n&#8217;est pas celle qui nuit à l&#8217;espèce. En 2009, il lui  avait été attribué moins de 300 tonnes de quotas de pêche quand les  thoniers senneurs en recevaient 3000 tonnes. C&#8217;est la pêche  industrielle, tournée vers le marché japonais, qui a détruit la  ressource. L&#8217;interdiction de son commerce international y mettrait un  coup d&#8217;arrêt définitif.</p>
<p>Il est grand temps que les pouvoirs publics, français et européens,  fassent la différence entre la pêche industrielle destructrice et la  pêche artisanale qui représente 80% des embarcations en France et en  Europe. Les responsables politiques portent une lourde responsabilité  dans l&#8217;effondrement de l&#8217;espèce car ils ont favorisé par les subventions  publiques la surcapacité de pêche et le développement de la pêche  industrielle. Nous demandons à ce que tout financement public qui aurait  pour conséquence le soutien de la pêche industrielle cesse.</p>
<p>Nous appelons en revanche au soutien de la pêche artisanale. Cette pêche  ancestrale, pratiquée de façon durable et correctement gérée, peut  permettre de créer des emplois nouveaux, de recréer une filière  française pour alimenter un marché intérieur, au lieu d&#8217;enrichir  quelques armateurs millionnaires par l&#8217;exportation de poissons qui ne  touchent même pas notre sol.</p>
<p>Le WWF est prêt à accompagner les petits métiers, à tester avec eux des  techniques de pêche durable, comme il l&#8217;a fait en Guyane avec la pêche  crevettière au chalut, ainsi qu&#8217;à expérimenter une nouvelle gouvernance  de la pêche, comme il le fait avec les pêcheurs du Var. C&#8217;est cette  pêche là qui doit être enfin reconnue, encouragée et soutenue.</p>
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